ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUANTE. - Lot 39

Lot 39
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ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUANTE. - Lot 39
ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUANTE. Extrait du procès-verbal de l'Assemblée nationale du samedi 12 décembre 1789. Copie manuscrite officielle certifiée conforme, Paris, 21 décembre 1789, 1 grande page in-folio. Rare copie officielle d'un extrait des procès-verbaux de l'Assemblée nationale, relative aux prérogatives diplomatiques au début de la Révolution française. Le document rapporte la décision suivante : « L'Assemblée nationale a décidé que la demande de MM. les ambassadeurs et ministres étrangers devait être renvoyée au pouvoir exécutif ; mais que dans aucun cas elle n'avait entendu porter atteinte, par ses décrets, à aucune de leurs immunités. » Il est précisé que le président de l'Assemblée est chargé de communiquer cette décision au ministre des Affaires étrangères. La copie est donnée comme collationnée sur l'original signé : Fréteau, président ; Le Bègue de Presle, secrétaire ; Menou, secrétaire ; Volney, secrétaire. Elle est ensuite certifiée conforme à l'expédition conservée dans les bureaux du ministre des Affaires étrangères : « Certifié conforme à l'expédition dudit décret étant dans les bureaux de M. le comte de Montmorin, ministre et secrétaire d'État au département des Affaires étrangères... » et revêtue de la signature autographe d'un secrétaire ou commis du ministère. Contexte historique Ce document appartient à une période capitale de la Révolution. En décembre 1789, la monarchie constitutionnelle est encore en construction. Les relations entre l'Assemblée nationale et Louis XVI ne sont pas définitivement fixées. La question soumise concerne les ambassadeurs et ministres étrangers, dont certains craignent que les décrets révolutionnaires puissent remettre en cause les privilèges diplomatiques reconnus par le droit des gens. L'Assemblée affirme ici deux principes essentiels : les affaires diplomatiques demeurent de la compétence du pouvoir exécutif (c'est-à-dire du roi et de son ministre des Affaires étrangères) ; les immunités diplomatiques ne sont nullement remises en cause par la Révolution. Le document est directement lié à l'action du comte de Montmorin-Saint-Hérem (1745-1792), ministre des Affaires étrangères de Louis XVI, qui tente alors de préserver les relations de la France avec les puissances européennes malgré les bouleversements révolutionnaires. Personnalités citées Emmanuel-Marie-Michel-Philibert de Fréteau de Saint-Just, président de l'Assemblée nationale ; Jean-Baptiste Le Bègue de Presle, secrétaire ; Jacques-François de Menou, futur général révolutionnaire puis impérial ; Constantin-François de Chassebœuf, comte de Volney, écrivain et philosophe ; Armand Marc, comte de Montmorin-Saint-Hérem, ministre des Affaires étrangères de Louis XVI. La réunion de ces signatures imprimées et de cette certification ministérielle confère au document un intérêt historique particulier. Intérêt Cette copie officielle illustre parfaitement le fonctionnement des premiers bureaux de la Révolution. Contrairement aux exemplaires imprimés largement diffusés, les copies manuscrites destinées aux administrations ministérielles ou diplomatiques sont beaucoup plus rares sur le marché. Elle intéresse à la fois : l'histoire parlementaire ; l'histoire diplomatique ; les débuts de la monarchie constitutionnelle. État Très bel état de conservation. Papier vergé fort. Écriture calligraphique particulièrement élégante. Pliures administratives d'origine.
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