COGNACQ (Gabriel) - Lot 45

Lot 45
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150 - 180 EUR
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COGNACQ (Gabriel) - Lot 45
COGNACQ (Gabriel) (Paris, 1880 - 1951) Commerçant, philanthrope et administrateur français. Héritier et continuateur de l'œuvre d'Ernest Cognacq-Jay, fondateur du grand magasin La Samaritaine, il joua un rôle majeur dans le développement de la fondation éponyme et dans les œuvres sociales parisiennes. Ensemble de 3 lettres autographes signées, « Gabriel Cognacq ». Paris, 21 mai 1919, 15 juin 1920 et sans date. 6 pages au total (3 pages petit in-8 et 3 pages grand in-12). Deux lettres sur papier à en-tête de La Samaritaine. Correspondance variée mêlant vie mondaine, affaires et préoccupations institutionnelles Intéressant ensemble de lettres révélant plusieurs aspects de la personnalité et des activités de Gabriel Cognacq. Dans une première lettre adressée à une dame, il répond avec esprit à une invitation mondaine, évoquant avec humour la difficulté pour son épouse de participer aux plaisirs sociaux : « Madame Cognacq est très malheureuse d'être une très très vieille dame que son âge et ses douleurs obligent à fuir les plaisirs mondains… » Dans une seconde lettre, d'un ton plus administratif, il évoque ses fonctions au sein d'un organisme, demandant son « quitus pour Strasbourg » et commentant avec une certaine ironie son rôle dans la préparation de réponses à un questionnaire officiel. Il critique au passage une approche trop intrusive des réalités commerciales : « …un commerçant français n'aime pas qu'on soulève les lourdes draperies derrière lesquelles il cache avec un soin farouche ses chiffres d'affaires… » La troisième lettre témoigne d'une disponibilité plus formelle, annonçant sa présence à une convocation. Intérêt Ensemble particulièrement intéressant par : la qualité du signataire, figure majeure du commerce parisien ; l'usage de papier à en-tête de La Samaritaine, emblématique du commerce moderne ; la diversité des contenus : mondain, économique et administratif ; le ton personnel, parfois ironique, révélant une psychologie de grand commerçant ; le lien avec la Fondation Cognacq-Jay et l'histoire sociale parisienne. Contexte Successeur de son oncle Ernest Cognacq-Jay, Gabriel Cognacq prend la direction des affaires familiales et de la fondation. Sous son impulsion, l'œuvre philanthropique se poursuit, tandis que La Samaritaine demeure un acteur central du commerce parisien. Les lettres témoignent d'un moment charnière de l'après-Première Guerre mondiale, où se recomposent à la fois les réseaux économiques, administratifs et mondains.
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