HUGUES LE ROUX (1860-1925). - Lot 164

Lot 164
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HUGUES LE ROUX (1860-1925). - Lot 164
HUGUES LE ROUX (1860-1925). L.A.S. à Henry Walbaum. Paris, 26 octobre 1893. Lettre autographe signée, 2 pages in-12, adressée à Henry Walbaum à Reims, avec son enveloppe conservée, cachet postal de Paris du 26 octobre 1893. Touchante lettre de condoléances adressée à l'un de ses correspondants les plus fidèles, dans laquelle Hugues Le Roux évoque la disparition récente du père de son ami. L'écrivain annonce son retour à Paris où il apprend la triste nouvelle : « Je rentre à Paris et j'apprends la triste nouvelle. » Il rend un hommage particulièrement sensible au défunt, dont il souligne la noblesse morale et la dignité devant la souffrance : « Le cœur était trop haut pour qu'il exprimât le regret jamais. » Le Roux conserve le souvenir de l'accueil reçu auprès de cette famille rémoise qu'il fréquentait depuis plusieurs années : « Je garderai avec vous son souvenir. » La lettre prend ensuite la forme d'un véritable témoignage d'amitié. Il charge son correspondant de transmettre ses condoléances à sa mère : « Mes plus respectueux hommages à Madame Walbaum. » et conclut avec émotion : « Embrassez vos fillettes que je ne vois pas en robe noire ! » Très belle lettre, révélatrice du caractère profondément humain de l'auteur et de la relation privilégiée qu'il entretenait avec la famille Walbaum. 2 pages in-12. Enveloppe autographe conservée. Très bon état. Cette émouvante lettre de condoléances appartient au remarquable ensemble de correspondances adressées par Hugues Le Roux à Henry Walbaum, notable rémois avec lequel il entretint durant de longues années des relations d'amitié. À travers quelques lignes d'une grande sincérité, le journaliste et écrivain livre ici un témoignage particulièrement personnel. Loin des sujets de voyages, de conférences ou de littérature qui dominent habituellement sa correspondance, il évoque la disparition du père de son correspondant et s'attarde sur les qualités morales du défunt, dont il admire la dignité devant la souffrance. La lettre éclaire également l'intimité du cercle Walbaum, auquel Le Roux était manifestement attaché. Les références à Madame Walbaum et aux enfants de la famille révèlent une proximité rare dans la correspondance de l'écrivain, donnant à ce document une valeur humaine qui dépasse largement le simple billet de circonstance. Les lettres de Hugues Le Roux demeurent peu fréquentes sur le marché ; les pièces présentant un contenu aussi personnel et documentant ses relations privées sont sensiblement plus recherchées que les simples lettres d'envoi ou de remerciement.
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