HUGUES LE ROUX (1860-1925). - Lot 163

Lot 163
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HUGUES LE ROUX (1860-1925). - Lot 163
HUGUES LE ROUX (1860-1925). L.A.S. à Henry Walbaum. Paris, 29 mars 1892. Lettre autographe signée, 2 pages in-8 sur papier à en-tête personnel « Hugues Le Roux », 8 place Clichy à Paris, datée du 29 mars 1892. Intéressante lettre amicale adressée à Henry Walbaum, dans laquelle Hugues Le Roux revient sur un malentendu social né lors d'un séjour chez son correspondant. L'écrivain explique avoir appris par son frère l'accueil qui lui avait été réservé à Reims et avoue son embarras : « Je sais combien vous êtes pris et j'ai véritablement honte de vous avoir donné tant d'embarras. » Le Roux évoque les difficultés de l'organisation des visites et des relations mondaines : « Voilà l'inconvénient de trop bien traiter les gens : ils vous reviennent ! » Il annonce ensuite son arrivée imminente : « J'arriverai lundi si vous me le permettez par le train de huit heures afin d'avoir le loisir de battre les cartes à tous ceux qui m'ont traité avec tant de bonne grâce. » La lettre se clôt par les salutations destinées à Madame Walbaum, témoignage supplémentaire des liens amicaux entretenus avec la famille : « Présenter à Madame Walbaum mes respectueux hommages. » Belle lettre de sociabilité littéraire illustrant les relations entretenues par Le Roux avec son réseau provincial de lecteurs et d'amis. 2 pages in-8. Très bon état. Cette lettre appartient à l'intéressante série de correspondances adressées par Hugues Le Roux à Henry Walbaum, notable rémois avec lequel l'écrivain entretenait des rapports suivis durant les années 1890. Le document présente un intérêt particulier par son ton extrêmement spontané. Loin des lettres de recommandation ou des échanges professionnels, Le Roux s'y montre soucieux de ne pas avoir abusé de l'hospitalité qui lui avait été offerte. Cette préoccupation, exprimée avec humour et élégance, éclaire les usages de la sociabilité bourgeoise et littéraire de la fin du XIXᵉ siècle. On retrouve également dans cette lettre plusieurs allusions aux séjours de conférences et aux déplacements fréquents de l'auteur, alors au sommet de sa carrière journalistique. L'évocation de parties de cartes et des réunions amicales donne au texte une dimension particulièrement vivante. Les lettres de Hugues Le Roux adressées à un même correspondant sont peu courantes. Cet exemplaire constitue un témoignage attachant sur la vie quotidienne d'un écrivain-journaliste très en vue de la Belle Époque.
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