HUGUES LE ROUX (1860-1925). - Lot 162

Lot 162
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HUGUES LE ROUX (1860-1925). - Lot 162
HUGUES LE ROUX (1860-1925). L.A.S. à Henry Walbaum. Paris, 20 décembre 1889. Lettre autographe signée, 3 pages in-8 sur papier à en-tête du journal Le Temps (5 boulevard des Italiens, Paris), datée du 20 décembre 1889. Belle lettre adressée à Henry Walbaum, dans laquelle Hugues Le Roux s'excuse du retard apporté à sa réponse en raison de la maladie de son enfant : « J'ai eu un enfant très malade et les lettres se sont accumulées sur ma table pendant ces jours d'angoisse. » L'écrivain accepte avec empressement une invitation à venir donner une conférence à Reims : « Je serais très satisfait d'aller voir à Reims mes amis inconnus. » Il évoque alors les sujets susceptibles d'intéresser le public rémois et propose une conférence consacrée à la Russie contemporaine : « Les nihilistes russes à Pétersbourg et à Paris. » Le Roux précise qu'il ne souhaite pas présenter une étude philosophique, mais bien un témoignage vivant : « Il s'agirait moins d'une appréciation philosophique ou politique des doctrines que d'une étude pittoresque sur ce monde curieux. » La lettre prend ensuite une tournure plus personnelle lorsqu'il évoque les liens anciens qui unissent sa famille à celle de son correspondant. Il rappelle que son père, Charles Le Roux, et sa mère étaient liés à une famille d'armateurs du Havre apparentée aux Walbaum : « Mon père et ma mère, M. et Mme Charles Le Roux, étaient amicalement liés… » et se réjouit d'avoir retrouvé, à travers les Walbaum de Reims, le souvenir de ces relations anciennes : « J'ai le bonheur d'avoir souvent entendu dans mon enfance les noms de Walbaum et de Reims prononcés dans cette maison hospitalière. » Très belle lettre mêlant activité littéraire, organisation de conférences et souvenirs familiaux. 3 pages in-8. Très bon état. Cette lettre est l'une des plus intéressantes de la correspondance adressée par Hugues Le Roux à Henry Walbaum. Elle documente à la fois l'activité de conférencier de l'écrivain à la fin des années 1880 et les réseaux de sociabilité qui entouraient alors le monde des lettres. Le document témoigne de la notoriété déjà acquise par Le Roux, sollicité pour des conférences en province à une époque où ses reportages et récits de voyage rencontrent un large succès. L'évocation d'un projet consacré aux nihilistes russes est particulièrement remarquable : ce thème correspond précisément aux centres d'intérêt qui feront bientôt la réputation de l'auteur, observateur attentif des sociétés étrangères et des mouvements révolutionnaires. Au-delà de son intérêt littéraire, la lettre revêt une dimension humaine touchante. Les lignes consacrées à la maladie de son enfant expliquent le retard de sa réponse et donnent au document une tonalité personnelle rarement conservée dans les correspondances publiques. Enfin, l'allusion aux anciennes relations entre la famille Le Roux et les Walbaum apporte un précieux éclairage biographique sur l'environnement familial de l'écrivain. Une lettre riche, mêlant vie privée, projets intellectuels et réseaux relationnels de la Belle Époque.
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