DÉPARTEMENT DE PARIS. - PROCUREUR GÉNÉRAL SYNDIC. - Lot 105

Lot 105
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DÉPARTEMENT DE PARIS. - PROCUREUR GÉNÉRAL SYNDIC. - Lot 105
DÉPARTEMENT DE PARIS. - PROCUREUR GÉNÉRAL SYNDIC. Circulaire du Procureur général syndic du département de Paris aux comités de surveillance des douze arrondissements et aux comités civils des sections, relative à l'exécution de la loi du 22 nivôse an III concernant le retour en France des ouvriers et laboureurs expatriés. Paris, 27 Messidor an III (15 juillet 1795). In-folio (env. 37 × 24 cm), 2 pages manuscrites sur un bifolium imprimé, avec en-tête gravé aux armes de la République (« La Loi »), adresse et signature autographes. Intéressante circulaire administrative émanant du Procureur général syndic du département de Paris, adressée aux comités de surveillance des douze arrondissements de Paris et aux comités civils des sections, dans les premiers mois du Directoire. Le texte rappelle que le Comité de législation de la Convention nationale exige un compte détaillé de l'application de la loi du 22 nivôse an III, relative à la réadmission sur le territoire de la République des ouvriers et laboureurs non émigrés ou rentrés légalement, sortis de France depuis le 1er mai 1793. Le procureur général souligne que cette loi a fait l'objet de nombreux abus, certains émigrés ou prêtres ayant tenté de profiter de ses dispositions pour rentrer clandestinement en France. Il rappelle avec fermeté les formalités imposées aux bénéficiaires : production d'attestations de résidence, certificats établis par les autorités municipales et les comités de surveillance, témoignages de citoyens certifiant leur profession avant leur départ, ainsi que les sanctions prévues contre les auteurs de fausses déclarations, passibles de la déportation perpétuelle avec confiscation de leurs biens. La circulaire invite enfin les autorités locales à mener des recherches approfondies afin d'identifier les personnes qui auraient abusivement bénéficié de la loi et à transmettre sans délai les renseignements demandés par le Comité de législation. Le document est signé par le Procureur général syndic Lallus (signature autographe), avec adresse manuscrite au verso à destination d'un président du comité civil de section, cachets et marques postales d'époque. Cette pièce illustre avec précision la politique de contrôle exercée par les autorités parisiennes à la fin de la Convention, dans une période de transition où le gouvernement cherche à distinguer les véritables travailleurs expatriés des anciens émigrés politiques ou ecclésiastiques. Elle témoigne du maintien d'une étroite surveillance administrative, malgré l'assouplissement progressif des mesures révolutionnaires après Thermidor. Exemplaire dans son état d'origine, présentant quelques manques marginaux et déchirures anciennes sans atteinte notable au texte, plis de circulation, cachets et annotations postales au verso. La lecture demeure parfaitement satisfaisante. Rare document administratif, d'un grand intérêt pour l'histoire de la législation sur les émigrés et du fonctionnement des comités de surveillance parisiens sous la Convention thermidorienne.
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