COMITÉ DE SÛRETÉ GÉNÉRALE - Lot 83

Lot 83
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COMITÉ DE SÛRETÉ GÉNÉRALE - Lot 83
COMITÉ DE SÛRETÉ GÉNÉRALE Circulaire relative à la levée de la mise sous surveillance des citoyens. Paris, An II de la République (1794). Importante lettre circulaire manuscrite, une page in-quarto, adressée aux citoyens, frères et amis de la Section des Quinze-Vingts, transmettant les décisions du Comité de Sûreté générale relatives à la radiation de citoyens précédemment placés sous surveillance. Le document annonce l'envoi : de la liste arrêtée par le Comité de Sûreté générale des citoyens à retirer de la surveillance dans la section ; de deux exemplaires de l'arrêté correspondant ; ainsi que de la levée des mesures de contrôle qui les frappaient. Les destinataires sont invités à mettre immédiatement ces dispositions à exécution et à rendre compte sans délai de leur application. Cette pièce illustre le fonctionnement concret des Sections parisiennes et des Comités révolutionnaires au lendemain de la Terreur, lorsque de nombreux citoyens furent progressivement retirés des listes de suspects à la suite des décisions de la Convention et du Comité de Sûreté générale. Une page in-quarto sur papier vergé. Nombreuses signatures autographes des membres du Comité. Traces d'humidité ancienne dans la partie inférieure sans atteinte au texte. Quelques petits manques marginaux et pliures d'origine. Autographes Le document porte plusieurs signatures autographes de membres du Comité, parmi lesquelles on distingue notamment : Dupré, secrétaire ; Ramond (ou Ramont), membre du Comité ; plusieurs autres signatures qui mériteraient une identification individuelle par confrontation avec les registres autographes du Comité de Sûreté générale. Intérêt historique Le Comité de Sûreté générale, créé en 1792, constituait avec le Comité de Salut public l'un des principaux organes du gouvernement révolutionnaire. Chargé de la police politique, de la surveillance des suspects et de l'exécution des arrestations, il joua un rôle central durant la Terreur. Après Thermidor, il participa à la révision des listes de suspects et à la remise en liberté de nombreux détenus. Les circulaires manuscrites adressées aux sections parisiennes pour notifier la radiation des citoyens placés sous surveillance sont nettement plus rares que les textes imprimés de la Convention et témoignent directement du fonctionnement administratif de la capitale révolutionnaire.
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