CHAMPFLEURY (Jules Husson, dit) (1821-1889) - Lot 297

Lot 297
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CHAMPFLEURY (Jules Husson, dit) (1821-1889) - Lot 297
CHAMPFLEURY (Jules Husson, dit) (1821-1889) Romancier, critique d'art, historien de la caricature, défenseur du réalisme et proche des grands artistes de son temps, notamment Courbet. Il fut également une figure influente des milieux littéraires et artistiques sous le Second Empire. L.A.S. « Champfleury », 29 septembre 1867, 1 page in-8, adresse manuscrite « 20 rue de Bruxelles ». Intéressante lettre adressée à un correspondant qu'il appelle respectueusement « Mon cher Maître », probablement une personnalité du monde des lettres ou des arts. Champfleury évoque les travaux d'une commission dont le destinataire est président et dont les membres attendent avec impatience son retour : « Nous savons quels intérêts considérables vous réclament et nous attendons avec impatience les décisions que vous allez préparer… » Il fait état d'une réunion récente : « La commission ne s'est pas réunie plus tôt avec de nouveaux membres, malgré votre absence forcée, désireuse de s'inspirer de votre nom en qualité de président. » La lettre prend ensuite un caractère plus personnel et politique. Champfleury souligne l'importance morale de l'action de son correspondant : « Vous pouvez encore imprimer à une société telle que la nôtre l'impulsion qui lui manque. » Il loue son indépendance d'esprit et son autorité : « Votre vie d'écrivain indépendant, votre force de vos propres fonds, vos encouragements de l'histoire ou de l'État… » et insiste sur le rôle déterminant que le destinataire pourrait jouer dans la conduite des travaux de la commission. La lettre se termine par une chaleureuse marque d'estime : « Croyez-moi, mon cher Maître, l'un de vos plus sympathiques en tout temps. » Signature autographe Champfleury. Commentaire Cette lettre appartient au groupe le plus intéressant des correspondances de Champfleury : celles où il intervient dans les débats intellectuels, artistiques et institutionnels de son époque. On y retrouve son engagement dans les commissions culturelles ainsi que son admiration pour certaines grandes figures du monde des lettres. L'identité du destinataire, désigné comme président d'une commission et traité de « maître », mériterait une recherche plus approfondie ; elle pourrait permettre de rattacher précisément le document à une institution artistique ou littéraire de la fin du Second Empire. État Bon état général. Quelques légères traces d'usage et pliures habituelles.
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