PERRAUD (Adolphe Louis Albert) - Lot 151

Lot 151
Aller au lot
Estimation :
80 - 100 EUR
Enchérir sur drouot.com
PERRAUD (Adolphe Louis Albert) - Lot 151
PERRAUD (Adolphe Louis Albert) Lyon, 7 février 1828 - Autun, 10 février 1906. Oratorien, évêque d'Autun, cardinal et historien français. Très importante L.A.S. "Adolphe Perraud", Paris, 16 novembre 1862 ; 4 pages in-8 sur papier gaufré de l'Oratoire. Longue et remarquable lettre de réflexion littéraire, intellectuelle et personnelle, dans laquelle Perraud évoque la publication d'un article, ses projets éditoriaux autour de saint Augustin, ainsi qu'un vaste voyage accompli en Allemagne et en Europe centrale. Il remercie d'abord chaleureusement son correspondant d'avoir consacré du temps à son ouvrage : « Je vous remercie d'abord du temps et du soin que vous avez consacrés à mon livre. » Perraud regrette ensuite la disparition de « l'Anjou », revue à laquelle il tenait beaucoup, et réfléchit aux possibilités de publication d'un article dans la Revue Contemporaine : « Je serais, pour ma part, très heureux d'y voir publier votre article. » La lettre contient surtout un passage particulièrement intéressant sur saint Augustin, sujet majeur dans la pensée religieuse du XIXe siècle : « Avez-vous toujours la pensée d'un travail sur S. Augustin ? » Il décrit alors le long périple qu'il vient d'effectuer avec son ami Heinrich : « Je viens de faire un voyage très long et très intéressant en compagnie de M. Heinrich, mon intime ami. » Suit une impressionnante énumération d'étapes : Metz, Luxembourg, Trèves, Coblentz, Cassel, Göttingen, Brunswick, Hanovre, Hambourg, Lübeck, Wismar, Rostock, Stralsund, l'île de Rügen, puis Dantzig et la Pologne prussienne, avant un retour par Dresde, Prague, la Bohême, Munich, le Wurtemberg, Bade et Strasbourg. Perraud souligne combien cette expérience directe des pays allemands dépasse ce que les livres peuvent transmettre : « Que de choses nous a apprises ce voyage dont les livres ne peuvent guères donner l'idée ! » La lettre se clôt sur des considérations personnelles et familiales, notamment l'état de santé préoccupant de son frère Charles : « Sa tête est toujours en mauvais état ; un traitement hydrothérapique de trois mois n'a presque pas changé sa situation. » Très belle lettre, d'un grand intérêt pour l'histoire intellectuelle et religieuse du Second Empire, mêlant érudition augustinienne, projets éditoriaux et témoignage de voyage dans l'espace germanique au moment où les échanges intellectuels franco-allemands occupent une place essentielle dans la pensée catholique libérale. Signature complète : « Adolphe Perraud, Prêtre de l'Oratoire de l'Immaculée Conception. » Bel ensemble, bien conservé, avec beau papier gaufré de l'Oratoire.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue